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Family Histories

Les draveurs de Cascades

Entrevue avec Monsieur Lucien Campbell et Madame Denise Brazeau Campbell, Route 148, , Point-au-Chêne, Québec, le 20 février 2020

Peut-être on peut se présenter. Nous sommes là pour le Club Cascades, Kay Kerman, et moi-même, Alain Piché.

Bonjour monsieur Campbell et madame Campbell. On veut vous enregistrer parce qu'on a l'intention de contribuer à un livre sur l'histoire du Club Cascade. Ça va faire déjà 100 ans que le Club Cascades existe donc on voulait inclure un récit de toutes les opérations qui se faisait sur le site.

DBC :Donc, ça roule.
LC : Bonjour, Je m’appelle Lucien Campbell. Je m’appelle Madame Denise Brazeau Campbell.

AP : Quelques questions de nature général, si je peux vous demander votre âge?
LC : J’ai 88 ans, et vous madame?
DBC : J’ai 81 ans.
AP : Vous avez déjà travaillé sur la rivière Gatineau?
LC : Oui, j’ai travaillé sur la rivière Gatineau, mais pas en bas de la rivière. Nous avons travaillé à Cascades pour descendre le bois, à Chelsea.

AP : Comme vous le savez, aujourd’hui il existe une structure pour les bateaux du Club sur le terrain de Hydro Québec. L’emplacement du Club aujourd’hui était en plein dans votre cour de travail dans le temps. Pouvez-vous nous décrire votre travail?
LC : Oui, j’ai commencé à 1956. J’avais 25 ans, et j'ai fini en 1992. Ça m’a fait 36 ans de travail à Cascades.
DBC : Oui, 36 ans. C’est une vie de travail. Ça c'est un travail qui j'ai eu pour à peu près huit mois par année, par exemple, ont commencé au mois d’avril ou mai quand la glace sortait et les billots commencés à descendre.
DBC : Oui, au mois d’avril
LC : Nous arrivons avant pour préparer les bateaux et on s’installait pour recevoir le bois. Dans les premiers temps moi je travaillé sur le bois de boom. On emplissait les sacs en bois de boom.
AP : Les sacs étaient les gros ‘boom’?
LC : Oui, on en emplissait 3 ou 4 sacs par jour à Cascades et on les laissait allé pour descendre la rivière. Chaque sac représentait jusqu’à 1000 cordes de bois. On faisait 3 dans une journée et sa descendait à Chelsea. Jusqu’au barrage. Il y avait là une chute pour permettre le bois de passer le barrage de Chelsea. Nous on l’a mené là au barrage et là il y avait un autre gang qui faisait passer le bois dans la chute en bas à Gatineau. C’est moi qui emplissais les sacs à Cascades avec mon bateau diesel. Il y avait un autre petit bateau qui les fermait les sacs. On les laissait. Il y avait un autre bateau qui les prenaient en main pour les descendre en bas.
KK : J’avais l’impression que c’était un jour de travail entre chaque place, chaque village, Farm Point, Cascades, Burnett, et les autres. Estce vrai?
LC : Non, on faisait descendre les sacs et ont nettoyé les bords de la rivière de billots. Il avait beaucoup de tourisme. On ne voulait pas casser leur boom, leurs quais et les bacs (booms). Ont nettoyé ça quand on avait du temps de spare, pour pas accrocher les quais avec les sacs de bois.
KK : Donc le travail du bateau n’était pas en relation avec l’existence des villages qui eux était des arrêts sur la ligne du train. Les arrêts du train n’avait pas de rapport avec le travail sur la rivière. (5 :49)
AP : Il y avait-il un tour d’eau à Cascades?
LC : Non, il n’avait pas de tour d’eau à Cascades. Le tour d’eau pour le train était à Wakefield.
AP : Dans le temps, ou nous on pagaie aujourd’hui il y avait d’autres édifice à Cascades? Il y avait tu un dortoir?6 :14
DBC : Oui, des gros édifices. Le cook avait une bonne cuisine et une salle a manger avec des longe tables

LC : Oui, il y avait un dortoir et un cookie (salle à manger)
KK : Il y avait combien de personnes là-bas?
LC : 8 à 10 personnes à Cascades. Il y en avait plus en bas de la rivière, mais nous on étaient 8 à 10.
KK : Est-ce que le monde couchait là?
LC : Ont couchaient là dans l’en dortoir. Le Cook faisait la nourriture
DBC : Un cook était vraiment bon. Il faisait bien à manger. Il m’appelait : ‘Les tartes sont sorties, le pain est sorti’.
AP : La bouffe était bonne?
LC/DBC : Oui, très bon.
KK : Vous vous êtes resté là aussi pendant l’été?
DBC : Oui, quand on s’est mari, en 1959 mais moi je suis resté là a partir du mois août jusqu’au mois de novembre. Il faisait froid. Nous avons loué un chalet dans le temps, maintenant il y a une grosse maison blanche en haut de la côte.
KK : Je pense c’était la maison Cross.
DBC : (Parle des photos devant elle). Oui, on sortait de la porte et la cuisine était juste là, très prochain de l’en dortoir. C’étaient des grosses bâtisses.
KK : Tous le monde restait là?
LC : Oui, c’était des bâtisses avec place pour tout le monde. Deux étages, place pour tout le monde. Le chef avait sa cuisine et il avait une grande salle à manger.
DBC : Décrit les photos. Photo d’un camion avec enseigne sur la porte : ‘Capitaine au Booms’.
LC : Ça c’est le camion qui faisait les commissions. Je me suis fait poser au rat. Ce n’est pas moi qui conduisais le camion. (Identifie des personnes dans les photos) Je ne les connaisse pas, un chum qui travaillait là. Je ne sais pas là, 10 :09
AP : Est-ce que vous voyiez encore ces amis? Un moment que vous vous voyiez?
LC : Oui, ont passaient du temps ensemble. Le soir on mangeait ensemble.
KK : Mais après que vous avez pris votre retraite? LC : La plupart sont mort. Ceux qui étaient là. Après ma retraite, on se voyait. Des fois, ils passaient ici, ils arrêtaient. Quand moi j’allais à l’autre bout, j’arrêtais là.
KK : C’était qui se monde?
LC : Moi je restais à Cascades.
KK : Les autres étaient de Chelsea?
LC : Oui ils étaient de Chelsea.
AP : Peux-tu te rappelé de certains noms?
LC : Oui, le foreman était Leo Vanasse.
KK : D’autre noms? (Regarde une photo – groupe d’homme)
KK : Les la Gang de Cascades?
DBC : La gang là de Cascades, oui. (photo)
LC : C’était ma gang de Cascades. Je m’en rappelle encore (sourire).
LC : left to right, M. Lepage, M. Brunet.
KK : Comme les Brunet à Chelsea?
LC : Non, ça, c’était de Gatineau ça sa finissait ‘net’. . L’autre, je ne rappel pu de son nom. Il se fais appeler Paypie. Je ne sais pas pourquoi?
DBC : C’était pour sa pay, (ri), oui.
LC : c – joke, Son père avait une bonne job pour la compagnie. Je ne sais pas, Pas certain qu’il n’était pas mesurer. Autres Brunet - Pierre Brunet, ça c’est moi, je sais bien(ri) Ça c’est Danny Dubois et l’autre? C’était quoi son nom?
DBC : C’est Bernard Martin. (13:30)
LC : Oui.
KK : This is the handsome young man we are interviewing(LC)!
LC : oua,
AP : il était beau monsieur, en effet!
KK : C’est ou là? (Other photos – several)
LC : Ça c’est à Cascades.
AP : Ça, c’est à Cascades?
LC : Oui, Ça c’est dans ma roulette, dans ma cabane à moi.
DBM : Oui, ça c’est la place que les gars arrivaient là le matin (direction – photo)
LC : Oui moi, ma roulette était ici (photo) et les gars arrivait là. l C’était comme une office là. Le boss était là.
AP : Le boss était là ? (pointing)
LC : Oui, Yvon Forget c’était notre boss et y restait là dans, lui dans le temps. Il restait là (photo)
KK : C’était les années, (de la photo) More or less? Ah, indiquer. A! c’est marqué.
DBC : Août 1991.
KK : C’est en 1991?
DBC : Mais oui, c’est moi qui les avaient posé (gros sourire). C’était quelque chose. On était en 1991.
AP : Mais oui, parce que la drave, en effet, c’est fini en 1992?
LC : Moi, quand j’ai fini, ça c’était fini là. Nous autres, les plus vieux il nous en envoyer. Il nous en demander si on voulait prendre notre retraite, et ils nous ont envoyé à notre retraite. Ils ont gardé les plus jeunes. On a gardé les plus jeunes pour nettoyer les bords de la rivière dans le bout, en haut, de Maniwaki je le sais bien.
AP : Enlevé tous les billots?
LC : Enlevé tous les billots et là on les charriait par camion. Ça descendait plus par l’eau là. Ils descendaient ça par camion.
AP : Donc, la drave, la descente par la rivière a fini en quel année?
LC : Quand j’ai fini moi, c’était fini.
DBC : Tu as laissé en 1992 (15 :22)
AP : Après ça sa descendait par camion?
LC : Tous le reste qui a été ramassé par en haut, sur la rivière après je supposais que c’était descendue en camion, pas par la rivière, je suis sûr.
AP : C’est ça, nous on a démangé en 1984, on a acheté la maison. Et, on voyait les bateaux passés. Me semble c’était on 1990-91. Et, on avait un boom dans notre baie pour empêcher le bois d’entré.
LC : Oui, on mettait ça pour pas que le bois entre. Pour pas frapper les bateaux. Quand on descendait avec la toune (?), c’était pas mal long cela, les vents des fois les poussaient. Fallait faire attention pas accroché ça, tout arracher, leurs bateaux pi tout.
AP : Et vous, vous aviez des ancres dans les roches. Sont toujours là.
LC : Oui, les rock bolts là (ri).
AP : Sont toujours là. Ils en restent encore. Quand on pagaie dans le bout de Cascades. Ils en restent, des grosses tiges de métal dans le fond. Ancré dans roche
LC : Oui, notre cap était barré de chaque bord. Ont barraient la rivière nous. C’était pongé à terre là, à chaque bord de la rivière. Quand le bois arrivait, il arrêtait là. (17 :06) Fallait qu’on soit là être là pour l’entrée dans les sacs. C’était ça le travail.
KK : Quand vous être arrivé, qu’est-ce qu’il avait comme pour apprendre le travail.
LC : Les plus vieux étaient là. On les regardait comment faire. On s’accoutumé comment faire. On faisait comme eux autres. C’est de même qu’on l’a appris.
AP : On the job
LC : C’est ça.
KK: C’est dangereux?
LC: Mais, fallait que tu fasse attention pas tomber à l’eau (ri). Sur tous dans les premiers temps quand avait pas de lifesaver (vestes de sauvetage)
AP : Non?
LC : On n’avait pas n’ont plus des bottines corké. C’était difficile en maudit. On tombait à l’eau souvent.
KK : Mais au printemps l’eau était vite?
LC : Ah oui,
KK : C’était froid?
LC : Ah oui, bien froid. Dans le temps t’avait le temps d’avoir froid avant que tu puisses te changer.
AP : Il y avait t’ils des accidents?
LC : Non, je n’ai jamais vu un accident grave là. Non. Pas d’accidents grave. On a été chanceux, oui, chanceux.
KK : Your mother must have worried, si ta mère savait
LC : Oui (ri).
LC: Moi j’avais une petite accoutumance de ça. Mais, la rivière Rouge là, pas loin d’ici. Avant de m’en aller là j’ai travaillé trois étés sur la rivière Rouge. C’était la même compagnie. Là on tombait à l’eau souvent. On démanchait des jams (log jam). Ça jamait souvent. Des places fallait aller démancher ça. Des fois on tombait à l’eau malgré nous autres. T’étais vite, tu te pognais après un billot et tu venais à bout de sortir de là. Il n’a pas personne qui s’est noyé.
AP : Non eh? J’aurais pensé avec le volume de bois qui descendait là il aurait eu des accidents?
DBC : Pis, il ne savait pas nager
LC : Non, on était chanceux. Moi je ne savais pas nager.
KK : Pas nagé?
LC : Pas du tout! Je me pognais après un billot. Quand t’es jeune là! (ri)
AP : Quand tu veux vraiment? T’es motivé.
KK : Tu n’étais pas inquiet?
DBC : Mais oui, s’il tombait, mais, c’était plutôt rare, il avait le balan comme voulut.
AP : Mais c’est ça on les voyait marché sur les booms. Ils faisaient le tour des booms.
LC : Quand on a eu nos bottines corké, là ça allait bien pour marcher làdessus. Il y avait des clous en dessus de ça.
AP : Bottines corké?
LC : Oui, avec clous.
KK : Cela aidait.
LC : Oui, cela aidait. Avant on n’avait pas ça, nous ‘rubbers’
AP : Imagine de bottes de caoutchouc?
LC : Oui on prenait des débarques, mais quand t’es jeunes, tu ne te fais pas mal, eh (20 :52)
AP : Est-ce que c’était toujours du sapin, pas de bois franc?
LC : Le bois franc ne flotte pas. C’était toujours du sapin, épinette, pin, pruche. Le bois franc ça s’en va dans fond. Ça ne flotte pas.
KK : That makes sense.
LC : Le bois franc là, ça va dans le fond.
AP : Ils disaient qui en reste encore dans le fond?
LC : Supposer qu’il en reste beaucoup dans le fonds, oui. Ils en ont sorti mais il en reste encore beaucoup. C’est sain comme une balle dans l’eau. Ça ne pourrait pas dans fond. Tu le sors et c’est comme avant. Ça ne pourrait pas dans le fond. Ils en ont sorti un peu, mais pas tout. Il en reste beaucoup.
AP : Oui, on parlait de ça en voiture. Il y avait une compagnie, Delta, lqui pour quelque année avait un droit de sortir du bois proche du barrage Chelsea et la baie fer à cheval. A Ils sortait du bois de l’eau avec des câbles. Delta en effet, la compagnie fut Delta Engineering.
LC : Ça c’était après qu’on a fini?
AP : Après, après que vous aviez fini.
LC : Ouais, mais avant, c’est un Monsieur Charron qui sortait ça, avec un boat de la compagnie. Il s’était fait un bac là et il montait ça la dessus et il sortait le bois et il l’amenait là sur le bord proche du barrage de l’électricité d’hydro.
AP : Oui, c’est ça. C’est le bord est de la rivière. Il y a une place là. C’est une partie que Cantley a acheté pour faire une mise à l’eau. C’est une place ou c’est plat, juste avant le barrage,
LC : Oui, c’est ça. (22:51)
AP : Pis, lui Monsieur Charron il travaillait pour la compagnie ou il travaillait à son compte?
LC : Quand on a fini, ils l’ont laissé un de leur boat pour qu’il sort des billots. Il avait acheté le bateau de la compagnie lui avait laissé, je ne suis pas sur la. Il s’était fait un bac et il montait ça là-dessus et il l’amenait au bord. Il s’était acheté un petit moulin à scie je pense bien, je ne suis pas certain de ça.
DBC : Richard il travaillé là?
LC : Pas celui-là. Il. y en avait un qui travaillait sur le boat, mais pas celui là. Il a travaillé après qu’on avait fini. Il ramassait les billots.
AP : Il y avait combien de ces bateaux-là?
LC : Combien de bateaux? Il en avait à Cascades 3 et à Chelsea il en avait 3 ou 4 là aussi, qui poussaient dans la dalle là.
AP : Pardon, je prends des notes dans le cas que ce n’est pas claire pour backup.
KK : C’est la compagnie qui a décidé que vous démanger à Cascades? Pour quoi vous êtes venu ici?
LC : Après la rivière Rouge, j’étais ici et le Séminaire (point au côté nord de la 148) était en construction. J’ai travaillé là. Là il avait un Monsieur Champagne, le père de ma belle-soeur. Il était bosse à Cascades. J’étais allé le voir et il m’a engagé. C’est de même que j’ai commencé là. C’était Thimothé Champagne, oui et à Chelsea c’était Varice Champagne, c’était deux cousins.
KK : That’s how it works. (ri)
DBC : Quand j’ai commencé d’aller là, c’était lui, Thimothé qui était là.
KK : Je regarde pour voir s’il y a d’autres questions, autres choses. Oui, quand nous avons bâtit la maison des bateaux, on a remarqué qu’il avait d’autres structures.
AP : En effet il y avait des dalles de béton, certain sont toujours là. LC : La maison à bateaux?
AP : Oui, en effet c’est bâti sur des pieux. Il est supposément amovible. Il peut être déplacer, si nécessaire. Pas probable. Mais autour de là il avait tout sort d’ancien fondations, il y avait d’autres structures dans le temps
KK : Il y avait d’autres structures là.
DBC : La chose en rond dans la terre
KK / AP : Oui, oui
LC : C’était une ancienne ferme qui était là. C’est le silo de la ferme. C’était le footing et leu silo était bâti là-dessus. Ça toujours était comme ça. (28 :30)
DBC : Oui je me rappel, c’était des fleurs qui montaient là-dessous. C’était beau, mais moment donné ils avaient tout nettoyer ça, c’était trop. Ils ont nettoyé.
KK : Pause – I thought it was and outhouse! Il y avait place pour un jardin. Il y avait d’autres structures?
LC : Oui, autres structures, c’est sur
DBC : Une place pour dormir, deux étages et la place pour manger. Un étage mais grand.
KK : Mais, ou ça?
LC : Tu sais ou es ma roulette, mais c’était là. (Regarde une photo)
DBC : Ça c’est le bord de l’eau là. C’était là.
AP : On va le reconnaitre là, c’est le chemin Campbell maintenant!
LC/DBC : Mais oui, (ri) (30 :18)
AP : Les bateaux étaient amarrés ou?
LC : Au quai, le gros quai. Ils étaient là.
KK : Il avait juste un quai?
LC : Oui, juste le gros quai qui était là
KK : C’était très haut en?
LC : Oui, c’était haut
AP : Ce quai, il servait à quoi? Il servait pour les gros câbles aussi?
LC : Non, c’était juste pour les bateaux (30 :28)
LC : Déjà, quand je suis arrivé là il y avait un bateau à stim (steam).
AP : Un bateau à vapeur?
LC : Ouais, à vapeur, dans les premiers temps que j’ai arrivé là (30 :49)
AP : En 1955?
KK : En 1956?
LC : En 1956. Oui, un bateau à vapeur. Ça ne marchait pas vite. Mais c’était très fort.
DBC : Ça faisait tuk, tuk, tuk, tuk, tuk, (ri)
LC : Un an au moins, peut-être deux. C’était bien slow. Ça ne marchait pas bien. Ils on tout remplacé ça à l’huile.
KK : Je pense qu’on a le dernier bateau qui a sorti de l’eau à l’école de Chelsea.
AP : Non je ne pense pas parce qu’il demeure des bateaux sur la rive à Cantley, au moins deux oû trois autres. Un bateau, il y a deux ans a été sorti de l’eau et ils l’on sorti pour l’installé au parc Marianne Philips à Cantley. Il y en reste au moins deux autres.
KK : Sont oû?
AP : Un autre est en bas du chemin Romaniuk, sur le bord de la rivière. L’autre est sur le bord à Cantley.
AP : L’autre qu’ils ont sorti et installé à l’école de Chelsea est dans le terrain de jeux. Les enfants s’en servent pour jouer.
LC : Ah oui, ouais,
DBC : Mais, avant, on faisait faire des tours pour les gens, sur la rivière.
LC : Je ne me rappel pas de ça.
DBC : Ils sortaient, pas à Wakefield mais plus proches. Où Roland Lebel Habite.
KK : A oui, à sur St Clement?
AP : À Farm Point?
DBC : Oui, à Farm Point.
DBC : Me semble qu’ils avaient quelque chose là. Ils sortaient de là. Me semble que un des gars, il avait acheté ça.
LC : Je ne me rappel pas de ça. (33 :55)
AP : Donc, la routine de travail. Ça commençait au mois d’avril dès que la glace sortait?
LC : Aussitôt que ça dégelait on se préparait la place pour recevoir notre bois. On installait nos booms, et là ça commençait?
AP : Et, là vous travaillaient sur le site à Cascades?
LC : Oui.
AP : Mais vous avait la fin de semaine avec vos familles?
LC : Dans les premiers temps on finissait à midi samedi. Par après, on finissait les vendredis, et on avait la fin de semaine.
DBC : C’était lundi à samedi. Ça ne fait pas longtemps!
KK : Ce n’est pas beaucoup eh?
AP : C’était un travail sain, dehors, en nature?
LC : Oui on était bien pour ça.
AP : Oui, et ce n’est pas, pas beau là-bas. Un beau coin.
LC : Oui j’aimais bien ça.
DBC : Il aimait tellement ça, il ne voulait pas parti.
KK : Et, c’est quoi ça? (Regarde photo, point)
LC : Ça c’est le quai à Cascades. Le gros quai. Il est encore là. C’est là qu’on attachait le bateau le soir. (35 :46)
LC : Et, là point, c’est mon petit Robert. (point)
KK : C’est ton fils?
LC : Oui, et ça c’est dans la cuisine.
AP : La rivière, on voit la rivière en arrière. Ça ça serait bon pour l’histoire. On voit où le monde mangeait et dormait. Ils mangeaient quasiment dans la rivière. C’était très proche du bord.
DBC : Ce n’était pas des petites structures là. Ils étaient grands. La cuisine ou le monde mangeaient.
AP : On voit c’est proche du bord. Peut-être ou la passerelle est aujourd’hui. Là c’était refait. Kay est allé chercher l’argent des subventions. Ils on refait la surface, et la passerelle en cèdre blanc.
LC : C’est bon ça.
KK : Vous allez là?
LC : Oui, je vais de fois en temps avec mon garçon, pendant la semaine. KK : L’été passée?
LC : Oui, on est allé l’été passée.
AP : Ah, ça c’est une belle photo. For the history.
DBC : Oui, la bâtisse était juste là, et il y avait une tank à gaz pour les bateaux juste là.
AP : La structure était juste là?
DBC : Oui.
KK : Pense-tu que c’est le commencement du quai, ici (point)?
DBC : Ça c’est la roulotte, ce n’est pas la première. Mais, quand ils on fermé, ils on tout enlevé ça. (photo) (38 :16)
KK : C’est la cuisine en?
LC : Oui, on voit le coin de l’autre camp
AP : Mais le quai était de l’autre coté?
LC : Oui,
AP : Et là on voit la rivière?
DBC : Mais oui, la rivière n’était pas loin de là.
LC : Oui, c’est ça. Le quai n’était pas loin de là.
DBC : Oui, le gros bateau, il était laissé là lui. Il était attaché là et les autres bateaux étaient attaché de l’autres bord.
AP : Ils y avaient différentes grandeurs de bateaux?
LC : Oui. On avait un petit deux cylindres, un quatre cylindres, et aussi
un gros 6 cylindres.
KK : Pour différents travails?
LC : Oui
DBC : Oui les petits bateaux s’attachaient là et le gros bateau là.
KK : Et ça c’est qui?
LC : C’est un monsieur Emond.
DBC : C’est Emond ça?
LC : Oui, c’est Emond.
DBC : C’est ça, en été on avait les enfants. Ça courrait partout. On pacqué tous les affaires d’enfants. (ri)
LC : C’était notre boom ça. (regarde photo)
AP : C’était monté en permanence? (40 :10)
LC : On fixait ça. C’est avec ça qu’on faisait notre boom. On remplissait avec le bois. On faisait le tour, On le remplissait, on le lâché sur la rivière, et on faisait un autre. On faisait trois comme ça trois fois (dans une journée).
AP : C’était votre surface de travail?
LC : Oui. On les remplissait, on les lâchait et on les laissait descendre. Après ça un autre gars sortait en bateau les trainait, pour les faire descendait pour. (40:56)

****NB : Note d’information ajouté après l’entrevue suite à un suivi avec Sylvie Campbell, fille des Campbell, le 28 avril 2020 :

Il y avait 3 bateaux en tout, chacun avait son travail à faire. Premièrement les booms étaient attaché par de gros câbles d’un bord à l’autre , mon père son travail , était de faire entrer les billots dans le sac , l’autre bateau était dans le sac pour tasser le plus de billots possible, il rentrait 1000 cordes de bois dans ces sacs, quand il était plein ,il détachait les câbles pour fermer le sac ....le 3 ième bateau lui son travail était de tirer le sac pour le faire descendre à Chelsea , il revenait qu’a la fin de la journée tout dépendant du vent évidemment . Travail à la chaîne. Souvent il marchait sur les booms avec leur grande perche pour piquer les billots afin de les faire entrer dans le sac ...travail dangereux parce que ces gros booms n’était pas fixe , ça bougeaient constamment , ballotte d’un bord à l’autre.

Ont allait pécher le soir près des booms , ça mordait dans ce temps là , j aimais tellement ça.

KK : What is this (inaudible)
AP: He is hooking up to pull (photo).
AP : That’s an interesting shot. A oui, ça c’est votre vue de la rivière?
KK : De l’autre coté…
LC : Non, ça c’est à Cascades ça. Tu vois, ma roulotte est là et le petit camp est là encore, (hésite) non, il l’on démolit le petit camp. Mais c’est à Cascades. Ma roulotte, et le petit camp.
KK : Ça c’est les deux étages, la structure de deux étages, là.
AP : Le dortoir?
LC : Non, ça c’était comme un petit office. Ils l’ont démoli.
AP : Comme l’office blanc?
LC : Ils l’ont démoli. C’est ma roulotte. Il restait pu de place pour rester. J’ai amené la roulette pour rester. Ça ici, tu vois que ça descende à l’eau. C’est là que sont les avions maintenant.
KK : C’est quand que les avions sont arrivés?
LC : Les avions n’étaient pas là dans ce temps-là. Sont arrivés pas mal plus tard.
KK : Mais le chemin Campbell, c’était toujours là?
LC : Il a toujours été là le chemin.
KK : C’était un chemin pour les gardes des booms?
LC : Oui, il a toujours était là. Quand je suis arrivé il était là.
KK : C’était Gatineau Boom?
LC : Oui, c’était ça. Gatineau Boom. (42:38)
KK / AP Discussion – If I understand, that was the office that was taken down, and what is this here? The place where Klosterman is now, a house that was taken down there.
LC : Ça c’est juste derrière les avions là.
AP : Donc le chemin descendait derrière les avions là.
LC : Oui, c’est ça.
AP : Et, la maison en haut, c’est la maison où l’architecte à construit. Très intéressant comme photo. Est-ce possible de l’emprunter pour faire des reproductions de ça?
LC : Bien oui!
KK : Qu’est ce on a écrit en arrière de cette photo?
DBC : C’est écrit ‘roulotte Cascades’.
AP : Description de Club Cascades et la prouesse des athlètes – niveau internationale, Sofia, autres, club sérieux.
LC : Oui, oui, intéressant
DBC : Ils s’entrainent là les bateaux dragon!
KK : Oui, c’est ça. (Autres photos)
AP : C’est où? Est-ce que devant chez vous?
LC : Oui, c’est là qu’on attachait et on faisait qu’est ce que on appelait des ‘sacs’ des boom plein de bois.
DBC : Mais vous attachaient plus haut. Plus ou est la grosse maison en bois rond.
AP : Il était là (la place ou on attachait les booms)?
DBC : Il était là
(Tous le monde parle ensemble)
AP : Regarde ça. Bonne photo, écrit en derrière – août 1963. (46 :19) (Alain – good for a page of photos for the history. Cascades before the club)

DBC : ça ici, on est dans la descente. La descente pour les avions. Il n’avait pas ça avant.
KK : C’est en quelle année l’association des avions ?
LC : Oh boy! Bonne question.
DBC : Pour longtemps il n’avait rien là. Ont été arrivé là un fois et ils étaient là.
LC : Ils ont demandé la permission à Leo Van Hausse, c’était le foreman de Chelsea et il leurs a donné permission.
DBC : C’est vrai. Il n’avait rien là. Rien qui descendait. Il avait juste un avion.
KK : Ça l’a commencé avec Roland?
DBC : Oui, pi par après ils on mis le réservoir pour le gaz. Avant ça ils descendaient avec leur gallon. Avec des brouettes.
LC : Dans le temps ils allaient à Ottawa. Je suis allé avec eux. Ils allaient remplier leurs avions là. Il avait une place avec du gaz. Proche d’un petit lac.
AP : Peut-être Rockcliffe?
LC : Il y avait un petit lac. Une place il y avait des hangars. Ils revenaient à Cascades. Ils on finit par se mettre une tanque. (Regard plusieurs photos)
AP : C’est août 1956. Sont très bon les photos.
LC : Ce photo, je connais du monde, lui c’est Elie Paulette(?) qui conduisait un bateau, un gars de Gatineau.
(photo de camion)
LC : Ça c’est un monsieur Gauthier qui faisait les commissions avec le camion.
AP : Good shot!
KK : C’est quoi ça?
LC : On outer la cabine. Il y n’avait pas de bolt (dans le fond?). Il fallait entre dans le sac pour packé, compressé le bois pour en mettre le plus possible.
AP : Pour en compresser?
LC : Sans faire ça tu ne pouvais pas mettre assez. Pour mettre mille cordes fallait les tasser les billots dans le sac. Les plus qu’on mettait, ça faisait moins de sac à descendre (50 :17)
AP : Great photo. Trois hommes là-dedans.
LC : Oui, c’est vieux. Année 1956. M. Forget de Granby qui conduisait le petit bateau.
KK : Belle photo.
AP : Trois hommes au travail. C’est vous?
LC : Oui?
DBC : Il faisait la drave. Il courrait sur les booms.
AP : En forme?
LC : En ce temps là j’étais en forme? (ri)
(photos et articles de journal de Wakefield)
KK : Article du journal de Wakefield, oui cela existe enco
AP : Dans l’article – Telesphore Dubois?
LC : Oui, Télésphore Dubois, un gars de Chelsea, il a aussi travailé au barrage.
(Discussion du train CP)
DBC : Oui, il avait un des gars de Cascades. Il montait la côte et il prenait le train pour retourner en ville.
(Carte postale du train – Robert, fils et Nathalie, filles dans la photo (56 :51)
(Photo proche du barrage)
AP : Les bateau passé entre les booms sur la rivière.
LC : On passait par-dessus les booms. On montait dessus avec le bateau. On entrait dans le sac. (57 :10)
(Photo Marcel Sabourin – article dans le Droit)
LC : Oui, Marcel Sabourin c’était un gars de Gatineau.
DBC : Poussait lentement et ne revenait pas avant la fin de l’après-midi, des fois 6 heures. Le cook disait, vous avez assez travailler, venez manger. Le cook il était bon dans le temps.
KK : Une autre vie! (60 :45)
LC : Photo, Denis, ne me rappel pas nom de famille.
(Discussion sur les articles de journal)
LC : Le bateau de rivière a servi a reconstruire le pont de Wakefield. Yvon Forget je crois. Il travaillait là dans le temps.
(Carte postale, Madam Mills, envoyer à LC)
LC : Elle avait une maison en haut de la côte. Elle nous donnait des chose a faire, petits job.

AP : On arrive a la fin. Voulez-vous nous laissé une histoire de votre vie à Cascades?
LC : Tous que je peux dire. J’aimais beaucoup le travail là.
KK : Mauvais moments?
LC : Quand je tombais à l’eau.
DBC : Avec Yvon tu as resté pris sur la rivière?
LC : On travaillait le soir. On descendait des sacs pour faire du overtime. On avait sauté dans le sac et la chaine s’est pris dans la chaine. On n’avait pas de téléphone dans ce temps-là. On se préparait pour dormir là sur le bateau. Finalement, quelqu’un nous a vu et ils ont téléphoné l’office. Ils ont envoyé un bateau.
DBC : Il est revenu à minuit et demi. Je me posais des questions. C’est M. Vanasse a téléphoné pour m’avertir qu’ils allaient arriver en retard (68 :45)

Entente pour emprunter les photos pour faire de scan.

AP : Le bois des booms était en Douglas Fir?
LC : Oui, ça venait du dans le bout de Vancouver ça.
(Discussion de photos – varia)